Voilà un article qui a attiré mon œil dans ma boîte mail pour ce VI. « Violence scolaire : état des lieux », titre Sciences Humaines. Je m’attends à un inventaire chiffré des violences rencontrées dans le cadre de l’école, du collège et du lycée, et j’en ai pour mon grade. Ca me rappelle de douces années dans un collège à l’époque en ZEP, puis d’encore plus belles années dans un lycée privé très bien sous tous rapports, où la violence évidemment, revêt d’autres apparats.
Professeurs poignardés, agressés, giflés… les journaux regorgent (enfin ça a l’air de s’être calmé) de faits divers d’une violence extrême, dont le cadre est souvent les établissements de zones sensibles, la très vilaine « banlieue ».
Pourtant, au-delà de faits dramatiques largement médiatisés, ce qu’il est convenu d’appeler (depuis les années 1990) « la violence scolaire » se constitue en réalité de faits souvent mineurs, de « microviolences » qui posent problèmes en raison de leur nombre, de leur caractère répétitif et, à terme, de leurs conséquences sur les individus et sur le climat des établissements.
Sciences Humaines fait ensuite un joli catalogue des différents types de violences :
- Les agressions envers le personnel (majoritairement verbales, on n’en vient aux mains que dans 1% des cas)
- Insultes et agressions verbales représentent ¾ des violences entre élèves
- Les coups, bagarres, vols représentent moins de 10% des violences dans les établissements
- Le harcèlement entre les élèves revêt différentes formes, et a poussé déjà plusieurs victimes au suicide
La suite de l’article démontre que la violence scolaire a l’air d’être en constante augmentation, mais que les chiffres le démentent. Simplement, cette violence qui avant, pouvait se limiter à un coup de coude dans les couloirs, se renforce aujourd’hui pour devenir, justement, de plus en plus violente. Lire la suite →